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domaine méprisé de Malabri.- Il joua malabri, et avec cet enjeu dérisoire, regagna tout ce qu'il avait perdu.

La vue, d'ici, est incomparable. On embrasse l'horizon jusqu'aux plus lointaines terres du Goélo, à l'Est, jusques et y compris Pléhédel, et à l'ouest, les regards vont presque jusqu'à la mer. On compte jusqu'à 22 parvines, et quel pays varié, sobre, et charmant !

A côté d'ici aussi est le Castel Guill-Gola, ainsi nommé de l'original qui le fit construire. Il était jadis surmonté d'une tour carrée à 2 ouvertures, mais on la voyait de la mer, et, la nuit, elle faisait l'effet d'un phare qui trompait, les navigateurs. L'Etat obligea de la démolir.-

Dans le champ où j'écris ceci, il y a de la moutarde qu'on plante, me dit Louis Gélard, pour faire fumier ds ces terres pauvres.- On voit à l'Ouest jusqu'au cloches de Servel. Mais les plus visibles, c'est naturellement Hengoat, puis Ploézal, puis Runan, Confort, Berhet... etc... etc...

Nous descendons vers Hengoat. Le village est en pente sur un versant de côte : l'église occupe le sommet. Elle est toute neuve, avec un joli fin clocher, dans le genre de tous ceux de la Presqu'île. A l'intérieur, rien de remarquable, sauf ds le baptistère un St Christophe barbu, portant ds ses bras l'enfant Jésus qui lui-même porte le globe du monde. A gauche de l'autel est la statue de St Modez, en évêque, à droite celle de St Gonéry, en jeune abbé, tête-nue.- Ns allons à travers le cimetière : les tombes, cossues, en beau granit, marquant une population riche. Il y a même une stèle brisée dressée à un 1er maître de tîmonerie, un Séguillon - Comme