Fermer
Transcrire
Transcription terminée

joint les mains en signe de stupeur.- On lit au-dessous : Ane Castelly, pinxit 1788.

A droite de l'autel est un : St PAVL : F : à longue barbe rousse, en collier, vêtu d'une robe de bure, un livre ouvert ds sa main.

Contre le mur, à gauche du chœur, une béquille.

Maintent en route pour Kermezen, ds la vallée du Jaudy, aux Kermel. Voici, après un quart d'heure de descente, l'oratoire ds le bois de frênes. Il est admirable ce bois, avec la route profonde qui vient de La Roche et qui dévale ds la vallée, entre des remblais de champs, vêtus de mousses, comme d'un vert velours somptueux et que déchirent de monstrueuses racines d'arbres ombrageant le chemin creux. Une petite passerelle au-dessus de la route, ds les arbres.-

Nous sommes au 3 septembre. Venus au moulin en mer de Troguéry, à Bili-Gwenn. Et nous voici maintenant chez Bétris.- La maison du pauvre : je m'installe devant une table qui sert de pétrin. Bétris noue des grappes d'oignons. Dans le cadre de la lucarne que ferment des volets de bois, percés en haut de deux carreaux, il y a de vieilles photographies et un Saint Yves barbare en orme, qu'elle fit sculpter pour 7 francs par un menuisier de Pleudaniel. Comme coiffure elle lui a mis sur la tête une carapace d'araignée de mer. Betris me parle de son culte pour St Yves. Quand elle était petite, sa mère la battait au point qu'elle en avait la peau noire : alors, elle, toute pleurante, courait au sommet du Crec'h d'où l'on aperçoit l'église de St Yves. Elle lui montrait, à l'église, qu'elle avait le corps tout meurtri, et, aussitôt, ses larmes se séchaient : elle était