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pouvait l'utiliser à rien. Foury le prit en haine et voici un des supplices qu'il lui imposa. Pendant qu'il pêchait, il lui fit faire une sorte de chasuble avec deux flétans amarrés par des cordes dont il portait un sur la poitrine, l'autre sur le dos, en homme-sandwich. Or ces flétans pouvaient peser cent Kilogr. chacun. Il forçait le malheureux à rester ainsi debout sur le pont, jusqu'à ce qu'il fût congestionné. Au reste, le malheureux mourut à la suite de ces persécutions. Il y a quelquefois de ces hommes qui désertent. Un Breton, ainsi déserté fut longtemps domestique chez un pasteur protestant dans un village de l'île.

Les repas.– Le matin, on avait le gloria (de l'eau bouillie, sucrée de mélasse, dans lequel on versait une partie du quart d'eau de vie que l'on distribuait chaque jour à chaque homme). Aujourd’hui on donne du café. A midi, on avait de la soupe aux choux (il y a à bord des barriques de choux salés) et du lard que l'on mangeait avec du biscuit. Un panier de biscuit est suspendu dans le poste et chacun y puise comme il le lui plaît. Comme boisson un quart de vin et un quart de cidre. De temps à autre, quand la