Fermer
Transcrire
Transcription terminée

67

paysage de mer, des lointains de flots d'un bleu intense qui s'ourlent de blanc sur les grèves rocheuses. Une seule habitation dans cette partie de l'île, mais une des plus anciennes de l'île et si intéressante, un vrai manoir ancien d'aspect noble avec une haute tourelle. On l'appelle du reste « An Dourel » ou encore Maner al lann. Des femmes qui arrachent des pommes de terre me nomment les pointes avancées du Nord, le Castel-Erek, puis un ilôt de pierre que les carriers ont mutilé et qu'on appelle Castel- Vrân.— A retenir, auprès de chez Marie-Yvonne la maison de Roquefeuil avec ses ormes dans son jardin, des lucarnes ancienes, à frontons, et son perron de pierre.— Autrefois il y avait aussi des pins au manoir de la Tourelle, mais on les a coupés.— De Ti-gward, le regard se promène aussi sur tout l'horizon de terre, on voit Gentilès et Malban, on voit la Clarté sur son promontoire, la tour de Trégastel sur son dos de pays, puis Trébeurden, Pleumeur, et là bas toute la côte Finistérienne. Droit au nord les Triagoz où la mer écume et qui sont la grande lumière nocturne de ces parages.

Le premier carrier breton qui soit venu à l'Enez- Veur, était Brinter, le beau-père de Le Bail, originaire de Porspoder. On envoie surtout les pierres à Bordeaux, à Rouen, au Hâvre.

Un prêtre de Pleumeur vient tous les dimanches dire messe et vêpres à l'Ile-Grande.

Les gabares de l'île, vouées au transport du granit sont, d'après Le Goffic, au nombre d'une quinzaine malheureusement l'île ne possède ni cales ni quais.