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le hérald-barde écrit ici lui-même son adresse, comme nous nous rendons de compagnie à l'invitation de Lord Castletown.

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The Eisteddfodd Pavillion Cathays Park.

(T.H. Thomas Arlwydd Pen-y-garn né à Pen-y-garn, hameau près de Ponty/sool Monmouthshire.

Le mercredi après-midi à Pen-Arth. de belles collines boisées le long de la route. En face de nous, derrière nous, la grande plaine de Cardiff. Ns franchissons la Taff, devenue ici une rivière marine aux bords vaseux. Partout cependant la superposition de la vie anglaise à la vie galloise : un industrialisme effréné. Ns allons à travers un paysage de railways, de gares, d'usines, etc... Des arbres cependant partout où il y a place. Ns passons à travers le village de Cogen, près de la chapelle ds un enclos, et nous suivons Windsor-Road, entre des cottages de briques, toujours uniformes. La route va montant depuis la plaine où s'étale Cardiff, en tout cas depuis le port que nous avons entrevu au passage. Pen Arth avec sa grève fréquentée, ses aménagements, son sentier de mer solidement muré comme un quai, comme tout cela est loin de la côte bretonne, sauvage et naturelle ! La mer est pâle, grise, à peine nuancée. Elle manque de ce grand vert d'émeraude de nos pays et elle manque aussi du bleu profond, du bleu lointain. C'est même une chose assez curieuse à cet égard. Elle meurt sur une plage de galets bariolés, arrachés des flancs d'ocre rouge et de gris blanchâtre de la falaise. Derrière le wharf qui hérisse l'eau de ses piles de fer, on aperçoit deux hautes îles qui tranchent faiblement par leur teinte d'un blond d'Albion sur la ligne des eaux lointaines. Un phare blanc brille dans le soleil sur la plus avancée d'entre elles – Tout derrière, on aperçoit les terres qui bordent l'autre rive de la Severn, des sommets de collines rondes, une sorte de Ménez à double croupe, tout cela très effacé, en allé et comme absorbé dans la lumière diffuse, dans cette vapeur de soleil