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23 de la ferme, on la trouve secrètement en pente sur la face du cliff, et regardant en bas sur d'énormes roches ébréchées jetées pêle-mêle en tas au pied du roc et se prolongeant au loin en récifs un bon bout dans la baie... Je n'ai jamais vu (si ce n'est la chapelle de Dun-Othail à Lewis) une construction de cette sorte, si sauvagement placée. Et c'est sans doute à quoi il faut attribuer la chance qu'elle a eu d'échapper à la destruction, depuis des siècles. Néanmoins l'édifice est bien abimé. Le toit, très grossier sans doute, a depuis longtemps disparu et les murs qui restent ont été graduellement diminués par les gamins du voisinage qui, comme me le dit mon guide d'un ton moitié sérieux, moitié plaisant (waggish), sont toujours, en dépit des remontrances, à frapper les vagues avec les pierres détachées du bâtiment. La partie artificielle (de main humaine) consiste seulement dans le mur de front qui fait face à la mer, et celui qui est en arrière, contre la falaise du fond. Les côtés étant formés naturellement par les grandes dalles en saillie de porphyre, qui semblent, par un charme du saint, s'être arrangées d'elles-mêmes à ce dessein. La superficie de la chapelle est un carré de très peu d'étendue, la partie bâtie (l'architecture) est d'une grande épaisseur et grossièrement façonnée avec des pierres sans ciment de toutes les tailles et de toutes les formes.