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53 occupe la fontaine centrale : à sa droite est un bœuf, à sa gauche deux pèlerins agenouillés. Autre fontaine détachée de celle-ci, en avant, et, en face, contre l'église une porte close avec un graffiti : " Voici la trombine de St Cornély " barbouillé par qque peintre en bâtiments de passage en ce lieu. Cette porte donne dans l'étable - dont on voit la litière par dessous - où l'on enferme et l'on entretient les bêtes malades qui ont besoin de passer qque temps à l'hopital du saint, si je puis dire, pour éprouver son efficace. Les gens à qui ns ns adressons ici ne savent pas le français. Une vieille qui habite l'ancienne belle sacristie détient la clef de la chapelle : elle vient nous ouvrir. L'intérieur est aussi intéressant que le dehors. On est frappé dès l'entrée par un remarquable tableau sculpté, un véritable édicule en bois contre le pignon de la tribune voutée en pierre, - et qui représente un ange à genoux auprès d'un tombeau ouvert, deux soldats endormis, au-dessous, qui sont en train de se réveiller, et les saintes femmes qui se montrent dans l'entrée du sépulcre. Cayot-Delandre n'a pas vu que c'était la scène de la Résurrection. Au dessus du panneau, le Christ, debout, vêtu et rayonnant. Deux statuettes de chaque côté du chœur en avant : St Nicodême à gauche tenant les 3 clous de la Passion, St Cornely à droite, avec tiare au front. Derrière l'église placitre du Pardon, calvaire, endroit où l'on fait le feu, à côté : derrière encore et plus haut, large allée, comme de voie romaine où sont les animaux que l'on amène au pardon : il vaguent là en liberté. Le pardon a lieu le premier samedi d'août, si l'on m'a bien renseigné. - Tout à fait étrange lieu.