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65 à la lettre, la mer accourir, bondir par dessus les roches de la barge, se ruer sous le pont et s'épandre dans l'immense lagune pleine d'îles qu'il serait singulièrement intéressant de parcourir et de côtoyer, et qui fait l'effet d'être une région de mirages, comme, du reste, toute la contrée avoisinante. Les villages, en effet, ont l'air très rapprochés, et ils sont pourtant à de gdes distances l'un de l'autre, et, réciproquement, par instant, ils ont l'air perdus à des distances infinies, alors qu'ils sont, en réalité, très proches. A mesure que ns arrivons sur Erdeven, le pays s'assombrit encore, malgré les champs de seigles qui s'efforcent de pousser et de porter épis verts au milieu des landes. Un peu au-delà du bourg, nous mettons pied à terre : un premier champ de menhirs est là, avec ses gds alignements de pierres aux formes et aux profils étranges. Le gd cimetière ns à ouvert ses portes et nous commençons à errer à travers ses allées, c'est à dire à travers les petits chemins secrets, étrangements sinueux et compliqués qui se croisent et d'entre-croisent, bordés de talus de pierres, en ce pays où la pierre est partout, ou de talus de terre hérissés d'ajoncs en fleurs. Des landes d'ajoncs nous enveloppent, parsemées d'une espèce de fleur à feuilles comme le