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107 Sentier rouge sous bois, sur l'autre rive, mais qui revient tout de suite sur la rive que nous quittons et nous ramène à la cîme pierreuse, le Cognet, comme on l'appelle ds le pays. Une autre cîme surgit, la dernière du promontoire, dominant le sinus vert où nichent les maisons de Tréhorenteuc, avec une autre ligne de montagnes par derrière. Cette dernière cime est la Troche, au dire des bûcherons qui sont en train d'y abattre les derniers pins pour un certain Busnel, de Campénéac. - Ns allons redescendre ds le val, pour le suivre jusqu'à un moulin d'où nous tournerons à droite sur Tréhorenteuc. C'est bien le caractère du Menez sur cette rive, roches comme des glaciers, bombant leur dos arrondis à fleur de sol, mais pourpres. La rive opposée a aussi ses rochers, mais que les branches vertes enguirlandent et à qui elles font un cadre vivant et mouvant. Nous sommes redescendus dans le val, et sous le couvert des ombrages qui enveloppent toute cette nature close, nous nous acheminons en suivant les sinuosités du ruisseau, le long du val. A un moment donné nous franchissons l'eau chantante ; un chemin vert est de l'autre côté qui facilitera notre marche, toujours le chemin rose, par place feutré d'herbe grasse. Il nous fait passer à côté d'une grosse dalle moussue à gauche qui semble bien à voir le support qui subsiste la table ruinée d'un dolmen : les lianes moussues ferment presque l'orifice de cette sorte de lit primitif. Et nous voici devant une espèce de rempart à demi ruiné : l'eau remplit le chemin ou plutôt le chemin ne sera plus qu'une