Fermer
Transcrire
Transcription terminée

111 pièce ouverte et habitée : Mme Gostling me fait observer, qu'avec ses vaches couchés ou debout, de toutes tailles et de toutes robes, elle ressemble à la crèche de Bethléem. Les bonnes bêtes sont là en silence ; on n'entend que le tintement de leurs clochettes quand elles lèvent vers nous leurs têtes un peu étonnées de ces visiteurs inattendus. Pas de garçonnet ni de petit pâtre pour nous servir de guide. M. Nicolas nous montre le sentier qui dévale sous bois, parmi des abattis de branches coupées. Nous nous y hasardons bravement : il descend ds une première vallée, puis oblique sur la gauche, et sur l'autre versant nous fait déboucher ds une des voies vertes à sentier pourpre qui coupent la forêt. Nous le suivons à droite : puis, à un carrefour ns le quittons pour prendre à gauche, et c'est alors que nous arrivons à cette piste sur la crête des hauteurs sauvages, plantée de pins maigres et rares et semée de ces fleurs aux longues tiges (hautes parfois de plus d'un mètre) que je n'avais vues jusqu'à présent qu'à Carnac et à Gavr' Innis. Il y en a pourtant ici : du reste, j'en ai parlé. Et je reviens, après ces notes rétrospectives sur l'aller, à notre retour par Tréhorenteuc. Vieux pays, l'air pauvre et sauvage,