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112 ce Tréhorenteuc. Au premier coude du chemin, vieux manoir à grand porche et petit porche, avec écusson martelé au dessus du premier : une tourelle le flanque. Derrière il y a une espèce de galerie, comme Lécuyaie, sur la route de Plélan et son mur est de bois croisé, et de platras. Nous demandons son nom : c'est la Rue-Neuve. Beaucoup de ces vieilles maisons aux airs nobles, mais déchues, dans ce fondis mélancolique. Le bourg pauvre, minable, un Spézet plus décati : vrai bourg de Menez et d'un Ménez Morbihannais ! - Car Tréhorenteuc est dans le Morbihan, et du canton de Mauron. En y arrivant, par un vieux sentier, le long d'un chemin creux qui est encore un ruisseau, mais un ruisseau sale, nous allons à l'église, perdue derrière les maisons. Une vieille croix à auvent en pignon et dans le lamentable petit cimetière, sur la gauche : elle a perdu son fût à la bataille du temps. Près d'elle est un if millénaire, si vieux qu'il en est tout creux et pourri, et que l'on se demande comment il peut végéter et feuillir encore : il a de grandes ombres vertes cependant, même à l'une de ses grosses branches qui pend sur le sol, cassée sans doute par qque coup de foudre. Je me tiendrais debout dans la cavité du tronc. L'entrée de l'église est en face. Pas une pierre sculptée. Une inscription au dessus de la porte dit : "Fait en