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114 nous exhibe la bannière qui paraît très ancienne et très belle, quoique petite. Sur une de ses faces, est représenté le Christ en croix, entre St Jean et la Vierge, sur fond de soie écarlate ; mais la face la plus intéressante est la seconde. On voit apparaître la Vierge à l'appel de la prière d'un saint agenouillé et d'une sainte accroupie. Entre eux sont une cane et deux canards. Est-ce la légende de la cane de Montfort ? Le saint tient une espèce de long cierge : M. Nicolas veut que ce soit la "canne" de Montfort. Ainsi, sur des calembours, se font des confusions de légendes. Au sortir de l'église, entrés prendre du cidre dans une auberge plutôt minable la seule à peu près de Tréhorenteuc, située déjà un peu hors village, et tenue par une espèce de "chemineau" venu ici de je ne sais quel département du nord, pour travailler au chemin de fer de la Brohinière à Ploërmel et qui s'est ensuite fixé dans le pays, - un drôle de corps, au dire de M. Nicolas, qui s'est fait ici forgeron, tandis que sa femme tient l'auberge. - Sa fille nous conduit à la fontaine de Ste Onenne, située à droite en contre-haut d'un champ, - une fontaine profonde, située au bas d'une quinzaine de marche, avec une eau noire, sinistre, où pourrissent des couches de détritus végétaux.