Fermer
Transcrire
Transcription terminée

115 Nous revenons dans le soir par la haute forêt, où nous rentrons au delà du village dit Folle-Pensée. La fontaine de Baranton est sur notre gauche, sur l'autre versant, ds les landes de Lambrun. Le route file droite, avec des montées et des descentes presque vertigineuses : Au bas d'une de ces côtes, ns entrons dans les coupes, le docteur et moi, pour aller voir les charbonniers ; par places dans la brande, de larges cercles noirâtres, couverts d'une poussière de charbon, avec des sacs de charbon debout côte à côte. Ns arrivons à une hutte : elle est déserte, et nous rebroussons chemin, sous la bruine qui tombe avec le crépuscule. Le soir après diner, nous faisons la veillée chez Nicolas, dans la cuisine, autour du feu, car il fait frais, quoique l'on soit en juin. Autour de nous, au dehors, le grand silence de la forêt qui nous enveloppe. L'innocent achève de laver sa vaisselle. Nicolas parle des incendies que la malveillance allume fréquemment, à cause des restrictions de plus en plus étroites apportées par le propriétaire au vieux droit de pâturage et de ramassage de bois mort dans la forêt. Il nous conte aussi comment on procède pour les éteindre.