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Niort, le 26 février 1883

Révérend et Cher Père

J’ai d’abord à vous remercier de l’amabilité que vous avez eue de me répondre malgré votre fatigue, votre mal de tête, vos contrariétés. J’ai écrit à M. Richard à propos de l’inscription de Bauthildis, et j’ai été très étonné, très désagréablement étonné, quand j’ai appris de lui qu’en rapportant cette inscription, j’enlevais un débris que vous aviez songé vous-même à mettre au musée de Poitiers. Pourquoi ne me l’avez-vous pas dit, aussitôt mon arrivée à Niort ? Si les Antiquaires de l’Ouest étaient moins endormis, s’ils faisaient comme les Antiquaires du Centre, s’ils envoyaient après chaque séance aux membres non résidents un petit compte rendu, ce malentendu que je regrette vivement ne serait pas produit. Si vos collections particulières n’avaient pas été mises par vous au musée des Antiquaires, je vous aurais offert de vous faire restituer cette pierre qui était connue de vous, avant d’être rencontrée par moi. Mais pour tant faire que de la donner au Musée des Antiquaires elle est aussi bien chez nous, quoi qu’il en dise naturellement mon très aimable confrère.

Monsieur le Ministre des Antiquités gallo-romaines du Poitou.